lundi 6 octobre 2014

c'est lundi, que lisez-vous ?

Les lectures du lundi sont répertoriées sur le blog de Galléane.

 J'ai lu :


« Le goût du citron glacé envahit le palais de Jacob, affole la mémoire nichée dans ses papilles, il s’interroge encore, comment les autres font-ils pour dormir. Lui n’y arrive pas, malgré l’entraînement qui fait exploser sa poitrine trop pleine d’un air brûlant qu’elle ne parvient pas à réguler, déchire ses muscles raides, rétifs à la perspective de se tendre encore et se tendant quand même. »

Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé en juin 1944 pour libérer la France. De sa guerre, les siens ignorent tout. Ces gens très modestes, pauvres et frustes, attendent avec impatience le retour de celui qui est leur fierté, un valeureux. Ils ignorent aussi que l’accélération de l’Histoire ne va pas tarder à entraîner leur propre déracinement.

L’écriture lumineuse de Valérie Zenatti, sa vitalité, son empathie pour ses personnages, donnent à ce roman une densité et une force particulières.

 je lis :

Urbain Delatour, né sous Louis XIV, suit l’enseignement de son père, maître chirurgien-apothicaire. Héritier respectueux et docile, il combat sa répulsion pour les sanies et autres plaies purulentes, et l’assiste dans les soins octroyés au seigneur de Montchevreüil, lorsqu’il tombe sous le charme d’Isabelle de Montchevreüil, une amazone inquiétante qui effraie les paysans de la région. Elle semble prête à tout pour l’empêcher d’approcher son père…
Au XXIe siècle, la chirurgie de pointe a remplacé l’herboristerie : Étienne Delatour est promis à un avenir brillant. Il accomplit en virtuose les opérations les plus sophistiquées. Son talent reconnu de tous le protège de ses accès d’émotion. Un jour, il se voit proposer le poste de directeur du service cardiologie d’un hôpital parisien réputé dirigé par M. Saint-Aubin, le père d’une de ses anciennes conquêtes, Irène… Mais la vie le prend à revers lorsque la rumeur d’une surmortalité dans son service se répand, au moment même où ses honoraires connaissent une nette inflation…
Fleur et Sang construit un pont entre deux destins, deux époques...
Avec maestria, François Vallejo nous offre un « co-roman » où deux histoires se superposent grâce à une subtile orchestration des temps et contre-temps. Elles s’opposent en même temps qu’elles se répondent ; le drame est imminent. Quels liens inexorables se tissent entre nos deux protagonistes ?
  je lirai :

C’est dans le quartier occidental de Nişantaşi que Cevdet Bey, un riche marchand musulman, s’installe avec son épouse pour fonder une famille. Nous sommes en 1905 et le sultan Abdülhamid II vient d’échapper à un attentat. Les élites turques contestent de plus en plus fortement le règne despotique des dirigeants ottomans, le pays se trouve alors à un tournant historique que Cevdet a pour projet de relater dans ses Mémoires. 
Trente ans plus tard, la Turquie n’est en effet plus la même après la réforme du régime politique, le bouleversement des mœurs, et la mise en place d’un nouvel alphabet. 
Les fils de Cevdet Bey en profitent pour prendre des directions différentes dans ce pays gagné par la modernité. Et c’est à la troisième génération, en 1970, qu’un besoin de retour vers les origines vient sceller cette fresque turque. Ahmet, qui est artiste-peintre, s’attaque au portrait de son grand-père, mort dans les années soixante, et ainsi à celui de toute une nation... 
Cevdet Bey et ses fils est le premier roman écrit par Orhan Pamuk. Toute son œuvre affleure déjà dans cette immense fresque à trois temps qui dépeint magistralement l’émergence d'une Turquie moderne, thème qu’il déclinera sans cesse dans la suite de sa production littéraire.



et vous, 
que lisez-vous ?

1 commentaire: