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samedi 10 août 2013

Le retour de Casanova de Arthur Schnitzler

  • souvenir de lecture
  •  excellent189 pages 
  •  Editeur : 10-18 (11 mars 1998)
  • Voici l'aventurier de Venise qui rentre au bercail, le voici au soir de la vie aux prises avec ses derniers démons : ses désirs, son identité, et... la jeune Marcolina. 
  • Épisode possible de la carrière finissante du plus grand séducteur que l'Histoire ait connu, ce récit d'Arthur Schnitzler apparaît aux amants d'aujourd'hui comme un conte voltairien auquel Freud aurait prêté sa plume.
  •  lecture de juin 2012
  • Giovanni Giacomo Casanova, dit le Chevalier de Seingalt, a 52 ans lorsque Arthur Schnitzler débute ce court récit qui imagine les derniers jours du galant aventurier avant son retour à Venise, sa ville natale, où il fut emprisonné et humilié vingt ans plus tôt pour athéisme, libertinage et mysticisme. 
  • Si son évasion en 1756 de la prison des Plombs l'a fait entrer dans la légende, c'est comme un mendiant après des années d'honneurs et d'ignominies qu'il s'apprête à sortir de son exil pour rejoindre sa patrie. L'amant aux milliers de femmes a vieilli, son nom "que tant de fois la tendresse avait murmuré, tant de fois balbutié la passion, tant de fois crié la volupté" résonne comme un mauvais souvenir.

  • Les princes et les eccléciastiques ne le comblent plus de leurs faveurs, son linge est rapiécé, sa bourse vide. Le visage éteint, Casanova cherche à présent le lustre par l'écriture. 

  • Dans une auberge lombarde, il prépare un pamphlet contre Voltaire pour "anéantir le Français impie" (Casanova a réellement rendu visite à l'auteur de Candide à Ferney)... jusqu'au moment où il rencontre la sage et bien-née Marcolina qui aime le beau Lorenzi. Cette brillante étudiante en mathématiques représente ce "phénomène merveilleux" qu'il a tant quêté : la femme vertueuse. 
  • Pour la séduire, Casanova retrouve son éloquence, ment à tour de bras, apporte "la preuve de son universalité" en dissertant tant sur la qualité des pâtés polonais que sur la philosophie. Rusé et infâme, il parviendra à ses fins au prix d'un double crime. 

  • Pour Arthur Schnitzler, l'un des premiers écrivains influencés par la psychanalyse, et que Freud préféra éviter "de crainte de rencontrer mon double", Casanova est un sujet béni. En jouant à merveille avec les variations entre être et apparence, impulsion et réflexion, l'écrivain viennois rend compte des puissantes contradictions de l'âme de l'hédoniste. En invitant un libre-penseur à la table des nantis, il ridiculise les moeurs bourgeoises. Et cette tonalité teintée d'impressionnisme qui baigne chaque page exerce un mystérieux pouvoir : celui de décortiquer le ressort dramatique sans pour autant forcer la main à son dénouement.- lmda
  •  Portail de Venise Giacomo Casanované le 2 avril 1725 à Venise et mort le 4 juin 1798 à Dux, fut tour à tour violoniste, écrivain, magicien (dans l'unique but d'escroquer Madame d'Urfé), espion, diplomate, bibliothécaire mais revendiquant toujours sa qualité de « Vénitien ».
    Il utilisa de nombreux pseudonymes, le plus fréquent étant le chevalier de Seingalt (prononcer Saint-Galle) ; il publia en français sous le nom de « Jacques Casanova de Seingalt ».

    De lui subsiste une œuvre littéraire abondante, mais Casanova est célèbre aujourd’hui comme aventurier et surtout comme l’homme qui fit de son nom le symbole de la séduction. Il savait user aussi bien de charme que de perfidie pour conquérir les femmes. Sa réputation en cela dérive d’une œuvre autobiographique Histoire de ma vie, rédigée en français et considérée comme l’une des plus authentiques sources à propos des coutumes et de l’étiquette de la vie sociale de l’Europe duxviiie siècle. Il y mentionne 142 femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles, dont des filles à peine pubères et sa propre fille, alors mariée à l’un de ses « frères » francs-maçons, avec laquelle il aurait eu le seul fils dont il eût connaissance.
    Bien qu’il soit souvent associé à Don Juan comme séducteur, sa vie ne procédait pas de la même philosophie : ce n’était pas un collectionneur. Parfois présenté (ainsi par Fellini dans son film éponyme) comme un pantin ou un fornicateur mécanique1, qui se détourne de sa conquête dès lors qu’elle s’est abandonnée à lui, il s'attachait, il secourait éventuellement. Personnage historique et non de légende, jouisseur et exubérant, il vécut en homme libre de pensée et d'action, des premiers succès de sa jeunesse à sa longue déchéance. Le peintre Francesco Casanova était son frère.

  •  biographie de Arthur Schnitzler

  • livre en cours
    • Anatol (pièce, 1893)
    • Mourir (nouvelle, 1895)
    • Liebelei (pièce, 1895)
    • La Ronde (Reigen. Zehn Dialog) (pièce, 1897)
    • Paracelsus (pièce, 1899)
    • Der grüne Kakadu (pièce, 1899)
    • Leutnant Gustl (roman court, 1901)
    • Der einsame Weg (pièce, 1904)
    • Vienne au crépuscule (Der Weg ins Freie) (roman, 1908)
    • Berthe Garlan - 
    • Komtesse Mizzi oder Der Familientag (pièce, 1909)
    • Der junge Medardus (pièce, 1910)
    • Das weite Land (tragicomédie, 1911)
    • Le Professeur Bernhardi (pièce, 1912)
    •  excellent - Le Retour de Casanova (nouvelle, 1918)
    • Komödie der Verführung (pièce, 1924)
    • Mademoiselle Else (roman court, 1924)
    • La Nouvelle rêvée (nouvelle, 1926)
    • Spiel im Morgengrauen (roman court, 1926/7)
    • Therèse (roman, 1928)
    • Flucht in die Finsternis (roman court, 1931)

    Mademoiselle Else par SchnitzlerMademoiselle Else ou le soliloque tragique d'une femme piégée par les oscillations de l'âme. A travers les mots et les errances désespérées de son personnage, Schnitzler brosse le tableau exemplaire des fascinants déchirements de la morale viennoise au tournant de la modernité, valse - hésitation entre désir et devoir, entre fantasmes de prostitution et rêves de continence. Publié en 1924, ce texte demeure l'un des plus beaux exercices de style de la littérature contemporaine.

mardi 30 juillet 2013

Du sang sur la soie de Anne Perry

  •  749 pages
  • Editeur : 10/18 (7 octobre 2010)
  • Au coeur de la Byzance du XIIIe siècle, les destins se construisent entre complots, pouvoir et trahisons. Décimée par le sac de 1204, pillée, incendiée, Constantinople, la perle de l'Empire orthodoxe, tente de renaître de ses cendres. 
  • C'est dans cette ville exsangue et crépusculaire que la jeune Anna Zaridès, travestie en eunuque, tente de s'établir comme médecin. Son but : obtenir des informations pour prouver l'innocence de son frère accusé de meurtre. 
  • Elle croisera sur sa route la dangereuse et magnifique Zoé Chrysaphès, prête à tout pour redonner à la Cité impériale sa splendeur perdue. Mais derrière les doux reflets de la soie, passions et ambitions se mêlent dans le sang...
lecture de juillet 2013

récit est riche en détails historiques (passionnant)

Pour l'intrigue romancée, un peu compliqué ces histoires de vengeances et de liens familiaux remontant à la nuit des temps, mais pas désagréable. J'ai eu un faible pour l'horrible Zoé... bien que je trouve que sa description correspond assez mal avec une femme de plus de 70 ans. Dans l'ensemble, j'ai aimé ce livre, mais se traîne vers la fin.

Dès la reconquête de Constantinople, Michel VIII essaie de rétablir de bons rapports avec la papauté pour éviter tout risque d’une nouvelle croisade contre l’Empire. Ainsi il tente de signer l’Union des deux Églises pour sauver Constantinople comme le font la plupart de ses successeurs. De plus, il a à lutter contre Charles d’Anjou roi de Sicile qui avait comme projet de reprendre Constantinople et dont tous ces faits et gestes sont étroitement liés avec ses relations avec le pape.


Des personnages bien campés, rafinés et amoraux, dangereux pour certains, 
Histoire de haine et de vengeance, de course au pouvoir ou à la fortune, et toujours la religion en toile de fond entre les tenant de Rome et ceux de foi orthodoxe.

Je crois que les bouquins de 1000 pages, c'est fini pour moi. Pour l'instant ! 

Sinon j'ai apprécié la visite touristique et historique... 
Constantinople, Rome, Venise, la Sicile, Jérusalem,  

citation : 

A la naissance, la beauté est un don. On ne tarde pas à atteindre l’âge où elle devient un art….avant d’être à l’âge où elle devient un miracle.

Mais seule la haine la motivait, la vision mille fois répétée de la vengeance, délicieuse, lente et totale.



http://media.paperblog.fr/i/550/5500981/plume-feminin-L-gPk58D.jpeghttp://www.babelio.com/users/AVT_Anne-Perry_8220.jpeg 


Image illustrative de l'article Chevaux de Saint-MarcLes quatre chevaux ornaient l'Hippodrome de Constantinople, que l'empereur Constantin érigea en nouvelle capitale de l'Empire à partir de 330.
En 1204, après le sac de Constantinople durant la Quatrième croisade, le doge Enrico Dandolo les fit transporter à Venise. Ils furent installés sur la façade de la basilique Saint-Marc en 1254.- wikipédia


Fichier: Skylitzis Chronicle Varangian GUARD.jpgLa garde varangienne ou garde varègue formait un corps d’élite de l’armée byzantine.
Les Varègues apparurent dans le monde byzantin en 839 quand l’empereur Théophile négocia avec eux pour obtenir quelques mercenaires pour son armée. Bien que les Rus' eussent le plus souvent des relations pacifiques avec les Byzantins, les raids varègues depuis le nord n’étaient pas rares. Ces attaques eurent lieu en 860907911941945971 et finalement en1043. Ces raids n’eurent d’autre succès qu’une renégociation des traités de commerce ; militairement, les Varègues étaient toujours vaincus par l’armée de Constantinople, qui utilisait le feu grégeois.
La classe gouvernante des deux villes-États puissantes de Novgorod et Kiev finit par devenir varègue, et les Byzantins purent bientôt acheter les services d’une force mercenaire officielle, qui devint la garde varègue. Ceci advint en 988, quand le prince de Kiev, Vladimir Ier se convertit à l’orthodoxie. En échange de la main de la sœur de Basile II, Anne, Vladimir donna6 000 Varègues comme garde personnelle. Cette unité, s'ajoutant à la liste des Tagma, fut l’un des éléments les plus efficaces et plus loyaux de l’armée byzantine, comme le rapporte la chronique d’Anne Comnène pendant le règne de son père Alexis Ier. Leur arme principale était une longue hache, mais ils utilisaient aussi l’épée et l’arc. Leur manière de combattre impressionnait particulièrement les Byzantins : ils formaient des rangs très serrés, protégés de leurs boucliers et desquels montaient des stances sourdes et des cris de guerre1. Leur blondeur et leur haute taille ne lassaient pas non plus d’impressionner les chroniqueurs byzantins.

L’un des membres les plus célèbres de la garde varègue fut celui qui allait devenir Harald III de Norvège, également connu sous le nom d’Harald Hardrada, qui arriva à Constantinople en1035. Il participa à dix-huit batailles et devint ἀκόλυθος (acolythos), commandant de la garde avant de retourner chez lui en 1043.Ce furent les seuls à défendre avec succès une partie de Constantinople pendant la Quatrième croisade, mais la garde fut apparemment dissoute après la prise de la ville en 1204. À cette date le terme « varègue » référait à n’importe quel mercenaire du nord de l’Europe. La garde était plus composée d'Anglo-Saxons ayant fui la conquête normande de l'Angleterre après 1066et de Normands que de Russes ou de Scandinaves. Les plus appréciés et les mieux payés étaient ceux qui s’étaient convertis au christianisme.

Contrairement à la très forte influence viking en Normandie et dans les Îles Britanniques, la culture varègue ne survécut pas, en tant que telle, à l’est et se fondit rapidement dans le substrat slave. - wikipédia

 Un site consacré aux croisades et en particulier la 4ème qui vit le Sac de Constantinople 
Byzance à l’époque médiévale




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  1. challenge des 100 livres, chez Mylène
  2. La Plume au féminin chez Opaline
  3. Challenge Destins de femmes, chez Tête de litote
  4.  challenge Anne Perry, chez Syl
  5. challenge histoire, chez lynnae 
  6.  tour du monde en 8 ans, chez Helran
  7. challenge pour l'été, chez Lili Galipette
  8. Challenge le pavé de l'été, chez sur mes brizées, 



Série Charlotte et Thomas Pitt :

Tome I – L’Étrangleur de Cater Street
Tome II – Le Mystère de Callander Square
Tome III – Le Crime de Paragon Walk
Tome IV – Resurrection Row
Tome V – Rutland Place
Tome VI – Le Cadavre de Bluegate Fields
Tome VII – Mort à Devil’s Acre
Tome VIII – Meurtres à Cardington Crescent
Tome IX – Silence à Hanover Close
Tome X – L’Égorgeur de Westminster Bridge
Tome XI – L’Incendiaire de Highgate
Tome XII – Belgrave Square
Tome XIII – Le Crucifié de Farrier’s Lane
Tome XIV – Le Bourreau de Hyde Park
Tome XV – Traitors Gate
Tome XVI – Pentecost Alley
Tome XVII – Ashworth Hall

Tome XVIII – Brunswick Gardens
Tome XIX – Bedford Square
Tome XX – Half Moon Street
Tome XXI – La conspiration de Whitechapel
Tome XXII – Southampton Row
Tome XXIII – Seven Dials
Tome XXIV – Long Spoon Lane
Tome XXV – Buckingam Palace Gardens
Tome XXVI – Lisson grove
Tome XXVII – Dorchester Terrace
Tome XXVIII - Bryanston Mews d’Anne Perry


Série William Monk :

Tome I – Un étranger dans le miroir
Tome II – Un deuil dangereuxTome III – Défense et trahison

Tome IV – Vocation fatale
Tome V – Des âmes noires
Tome VI – La marque de Caïn
Tome VII – Scandale et calomnie
Tome VIII – Un cri étranglé
Tome IX – Un mariage impossible


Série Celie : 

A l’ombre de la guillotine
Un plat qui se mange froid


Série Joseph et Matthiew Reawley : 

Tome I – Avant la tourmente : lu
Tome II – Le temps des armes
Tome III – Les anges des ténèbres
Tome IV – A la mémoire des morts


Histoires de noël :

Un Noël plein d’espoir
La révélation de NoëlLa disparue de Noël

L’odyssée de Noël
Le voyageur de Noël
La détective de Noël
Le secret de Noël


roman historique : Du sang sur la soie 

vendredi 4 janvier 2013

Sérénissime assassinat de Gabrielle Wittkop

122 pages
  • Seuil (17 février 2002)Collection : Points

Dans la Venise du XVIIIe siècle, l'histoire d'Alvise Lanzi suscite bien des murmures et des interrogations. Après chacun de ses mariages, et il y en aura quatre, ses épouses trouvent mystérieusement la mort dans d'effroyables convulsions. On parle d'empoisonnement, les soupçons se portent sur l'entourage d'Alvise et, bien sûr, sur Alvise lui-même... 
Mais l'énigme de ce roman est ailleurs que dans la seule recherche du coupable. Elle se situe dans le trouble portrait de la ville des miroirs au siècle des Lumières, une Venise aussi fantasque que dangereuse. 
Les toiles de Pietro Longhi, Francesco Guardi et Tiepolo le jeune sont les inspiratrices de ce drame étrange et cruel que donne Gabrielle Wittkop dans une langue baroque et superbe.

lecture commencée le 03/01/2013
 Un peu décontenancé par le début, mais l'histoire devient vite prenante. Très court roman dans l'ombre de Casanova,

je vous en parlerai plus demain...
terminé le 04/01/2012... je suis restée scotchée ! 

un style, un vocabulaire tout ce qu'il y a de plus original et baroque !!! une vraie belle découverte. 
Il est en effet difficile de le classer en polar, malgré 4 meurtres, d'ailleurs très vite on se doute de qui assassine sous la bauta. Plus intéressant est ce monde en pleine décadence, entre les dernières noces du Doge avec la mer et l'arrivée de Napoléon aux portes de Venise, nous assistons a la fin de la puissance de la Sérénissime, ses derniers soubresauts, bientôt tout un art de vivre si particulier va finir et plus rien ne pourra être de ce qui a fait la grandeur d'une ville.



 
  1.  challenge des 100 livres, chez Mylène
  2. La Plume au féminin chez Opaline
  3. Elles, les écrivaines, chezmarketmarcel
  4. challenge histoire, chez lynnae 
  5. challenge polars historique, chez samlor
  6. Challenge Thrillers et Polars, chez Liliba
  7.  Le tour du monde en 8 ans ! chez Helran
  8. challenge il viaggio, chez mark et marcel